Carême en ligne : Commentaire de l’Évangile du samedi 8 mars 2014

_______________________________L’Évangile du jour avec :

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Évangile selon Saint Luc, chapitre 5, 27-32

Jésus remarqua un publicain (collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit : « Suis-moi. »
Abandonnant tout, l’homme se leva et se mit à le suivre.
Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d’autres gens attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

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Commentaire

« Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs ».
Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Tu es venu pour tous les hommes, ils sont tous « malades » et tu es venu pour leur apporter la miséricorde du Père et ils en ont tous besoin et toi, tu ouvres à celui qui frappe.
Lévi se convertit immédiatement mais il a encore un long chemin à parcourir avant de vivre en vérité l’amour de tous les hommes auxquels tu l’enverras.
Avant de choisir tes apôtres, tu as prié ton Père toute la nuit, puis tu les as appelés. Tu as appelé des hommes « ordinaires » avec tout leur caractère et leur psychologie humaine. Tous différents, mais tous prêts à te suivre sauf Judas, le fils de perdition. Tu connais le caractère impulsif de Simon-Pierre et ses qualités de chef. Lui aussi, avec André, son frère, ils ont tout quitté pour te suivre. Thomas, le pessimiste, qui ne croit que ce qu’il voit, Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, laissent les barques et leur père pour te suivre. Philippe, d’abord septique sur les origines nazaréennes du Messie. Barthélémy et Matthieu, Jacques, Simon le Zélote, opposé à l’envahisseur romain et très hostile à César. Imaginons Simon le Zélote en compagnie de Lévi, le publicain, collecteur d’impôts ! Mais... « ils ont tout quitté pour te suivre » ! Et tu les appelles pour leur confier la même mission.

Et aujourd’hui, nous sommes choisis nous aussi. Aujourd’hui, nous, les enfants de Dieu, tes frères et tes sœurs, tous les baptisés, cohéritiers du Seigneur, nous sommes chargés de vivre et de transmettre ce que nous avons reçu. Chacun avec ses faiblesses et ses limites. Il est clair que la première communauté des apôtres a continué à semer, sinon, l’Eglise n’existerait pas. Mais le démon n’a pas pu la détruire.
Il a fallu que tous apprennent à vivre ensemble. Il a fallu que tous les apôtres découvrent la vie en commun, la vie fraternelle et, comme l’écrit le Pape François dans son message pour la 47e journée de la Paix, « ils l’ont aimée, expérimentée, annoncée et en ont porté témoignage ». Ils ont compris aussi « que ce n’est que l’amour donné par Dieu qui nous permet d’accueillir et de vivre pleinement la fraternité » continue le Saint-Père.
Non sans difficultés ni faux pas, ils ont aimé et mis en pratique le commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ».

Dialogue avec le Christ
Vierge très sainte, toi qui as dit aux serviteurs de faire tout ce qu’il nous dira, aide-nous à comprendre et à vivre tous les jours la fraternité qui surgit du cœur de ton Fils, pour porter la paix à tout homme sur notre terre bien-aimée.

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« Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu’ils se convertissent »

Ô Créateur, tu connais le cœur de l’homme,
Entends nos larmes et le cri de notre prière.
En ce saint jeûne du Carême,
Conduis-nous au désert, purifie-nous.

Dans ta tendresse, Seigneur, tu scrutes nos cœurs,
Tu connais l’infirmité de toutes nos forces,
Donne à celui qui revient vers toi
Le pardon et la grâce de ton amour.

Oui, nous avons péché contre toi :
Pardonne à ceux qui pleurent et confessent ton Nom.
Pour la louange de ta gloire,
Penche-toi sur nos plaies, Seigneur, guéris-nous (cf Lc 10,34).

Que l’abstinence libère notre corps,
Que ta grâce l’illumine en ton corps de lumière.
Que notre esprit redevienne sobre,
Qu’il évite tout mal et tout péché.

Nous te prions, bienheureuse Trinité,
Conduis-nous jusqu’aux joies des fêtes pascales.
Et nous verrons se lever le Christ,
Glorieux et vivant parmi les morts.
Amen.

Liturgie latine
Hymne « Audi benigne Conditor » (trad. Liturgie chorale du peuple de Dieu)


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