Carême en ligne : Commentaire de l’Évangile du vendredi 4 avril 2014

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,2.10.14.25-30.

La fête juive des Tentes approchait.
Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas lui qu’on cherche à faire mourir ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Messie ?
Mais lui, nous savons d’où il est. Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m’a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Commentaire :

La fête des Tentes était une des trois fêtes où devaient aller ceux qui le pouvaient. C’était la fête la plus spectaculaire. A l’origine, c’était une fête des vendanges. Pendant huit jours on devait rester dans des huttes qui rappelaient les coutumes lorsqu’on restait dans les vignobles ou les vergers au moment des récoltes. La fête devint ensuite un rappel historique de la protection de Yahvé pendant le séjour au désert. C’était une fête très joyeuse d’action de grâce mais aussi de demande de la pluie pour la prochaine saison : chaque matin, après avoir dansé toute la nuit, les gens allaient en procession pour chercher de l’eau à la maison du puisage parce que, disent les commentaires juifs, c’est là à Sion qu’on puise l’Esprit. Comme on fêtait beaucoup durant la nuit, il y avait au temple une illumination spectaculaire pour l’époque : des chandeliers en or de 22 mètres de haut étaient alignés dans la cour des femmes. D’après l’historien Flavius Joseph, un contemporain de la fin du culte au temple, cette lumière se voyait dans toute la ville. Donc, l’eau et la lumière sont deux thèmes importants de la fête.

Les proches de Jésus (les frères) lui ont suggéré de profiter de la fête pour aller rester en Judée et se faire connaître avec des signes. Jésus a refusé leur suggestion. Il veut bien leur montrer que ce ne sont pas les hommes qui déterminent sa mission. Il en sera de même pour ceux qui voulaient le tuer : ils ne réussiront pas à le faire arrêter pendant cette fête. Quand la fête est commencée, il monte à Jérusalem mais en secret, peut-être pour ne pas susciter des manifestations en faveur d’un type de Messie qu’il ne voulait pas être.

En le voyant en liberté au milieu de la fête, les gens se posent des questions : Est-ce que les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ? Mais ce ne peut être lui parce qu’on sait d’où il vient : Nazareth. Jésus les contredit ouvertement : Vous ne savez pas d’où je viens parce que vous ne connaissez pas Celui qui m’a envoyé.

On voudrait bien l’arrêter mais on ne peut pas : son heure n’est pas arrivée.

Le septième jour de la fête (ou le huitième), Jésus proclame :
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive celui qui croit en moi. De son sein couleront des fleuves d’eau vive. » Il parlait de l’Esprit... (7,37-38)
Un peu plus loin (8,12), Jésus déclare :
« Je suis la lumière du monde.
Qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

Jésus est l’eau et la lumière : c’est lui, la véritable fête des Tentes.

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