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Coup de projecteur sur le terrain pastorale de la Vallée du Loir

Les 12, 13, 14, 17 et 18 mars, Mgr Yves Le Saux sera en visite pastorale sur le secteur de Château-du-Loir, depuis toujours pays de communication entre Vendômois et Anjou. Depuis 2005, le P. Bruno Delaroche dessert Vaas, Château-du-Loir, La Chartre-sur-le-Loir et Ruillé-sur-Loir (20 clochers en tout). Ici, on entend souvent dire : « On est sarthois…mais pas vraiment... ». En effet, le Loir a longtemps été une frontière et plusieurs des villages qui se trouvent au sud de la rivière étaient rattachés, jusqu’à la création des départements, aux diocèses d’Angers et de Tours.

Pays d’agriculture, bien sûr, surtout d’élevage et de vigne sur les coteaux mais aujourd’hui, comme partout, le nombre d’exploitations agricoles a été divisé par cinq en moins de 50 ans. Les entreprises d’arboriculture sont nombreuses et importantes, fournissant des centaines d’emplois permanents et des milliers d’emplois saisonniers (la cueillette à l’automne est principalement assurée par des travailleurs venant de l’étranger). La vigne et le vin restent bien implantés autour de La Chartre avec le fameux cru des Jasnières et autre vins Coteaux du Loir qui ont récemment reçu une AOC.

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Si Vaas et La Chartre sont deux jolis bourgs de plus de 1 500 habitants, Château-du-Loir a compté jusqu’à 7 000 habitants au milieu du XIXe siècle, avec les débuts du chemin de fer. Les habitations des nombreux cheminots se mélangent à des villas d’agrément construites par des Parisiens en villégiature. Avec le rail, arrive aussi l’industrie qui, encore de nos jours, fait de Château-du-Loir un pôle de la machine-outil, de la soudure, de la mécanique spécialisée.
De nombreuses entreprises industrielles existent encore, principalement sous-traitantes de constructeurs automobiles ou aéronautiques. Mais les plus importantes, qui ont compté chacune jusqu’à plusieurs centaines de salariés (Aro, Amada, Hartmann-Audax...) ont subi de nombreux aléas.
Comme partout, petit commerce et artisanat déclinent au profit des supermarchés. À la belle saison règne une activité touristique non négligeable à quelques dizaines de kilomètres des châteaux de la Loire. Enfin, l’ancien camp de munitions de Vaas, fermé par l’armée depuis quelques années, est en cours de réaménagement en zone d’activité : 200 hectares à proximité de l’autoroute A 28 et en bordure de la voie ferrée qui prévoient d’accueillir des activités nécessitant de vastes espaces (logistique, filière bois, ferme photovoltaïque...) et donc de créer de l’emploi pour les années qui viennent.
La population d’origine essentiellement rurale, donc attachée à son pays, est moins disposée que les générations précédentes à aller chercher du travail en région parisienne. L’ouverture de l’autoroute, depuis peu d’années, amène un développement des lotissements et constructions nouvelles dans la « banlieue ouest » de Château-du- Loir (villages de Luceau et Lavernat notamment), les habitants pouvant facilement aller travailler au Mans ou à Tours.

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Malgré cela, les implantations de nouveaux venus sont relativement peu nombreuses. Deux autres phénomènes méritent d’être soulignés : l’arrivée depuis une dizaine d’années de Britanniques qui aménagent des petites fermes, des borderies abandonnées (dont quelques anglicans qui sont devenus naturellement membres de notre communauté) ; et, surtout, et plus anciennement, la proportion très importante de résidents secondaires, habitués depuis des générations et arrivant en masse aux vacances scolaires : une vague si visible que, surtout à La Chartre et à Vaas, les célébrations dominicales accueillent alors une assemblée plus que doublée.
C’est un pays très déchristianisé : des cercles de libres-penseurs fleurissaient dans chaque village pendant la deuxième moitié du XIXe siècle et, dans les années 1960, les triangles maçonniques surmontaient près de la moitié des tombes dans les cimetières (en bois, ils n’ont pas survécu, mais il s’en trouve encore en pierre).
À Château-du-Loir, un buste a été érigé par les républicains de la Sarthe à 50 mètres de l’église Saint-Guingalois et regardant vers elle, en « hommage au docteur Henri Le Monnier, maire et sénateur, républicain libre-penseur, défenseur et martyr de la liberté ». Quelques restaurants affichent même la tête de veau au menu du vendredi saint. Mais, aujourd’hui, c’est surtout l’indifférence qui règne. À peine 1 à 2% des habitants se déclarent « chrétiens pratiquants » mais les demandes de sacrements, baptême, mariage, restent assez nombreuses et, surtout, les funérailles à l’église du village. À ces occasions, les familles se disent « croyantes mais pas pratiquantes » et on voit bien que ce qui est demandé à l’Église, c’est de respecter sa tradition d’accompagnement social des évènements importants de la vie.

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Les chrétiens « pratiquants », s’ils sont peu nombreux, sont souvent actifs et engagés dans les activités paroissiales (liturgie, catéchisme, préparation au baptême, au mariage, funérailles), des groupes de prière ou d’étude, des associations d’obédience catholique (scoutisme, Secours catholique) ou non (Restos du cœur, action sociale...).
Les familles qui ont besoin d’aide passent la centaine. L’aumônerie des malades a fort à faire avec l’hôpital, les maisons de retraite, les personnes âgées ou malades. Les groupes Quo Vadis, nombreux et mouvants, se sont naturellement inscrits dans les Petites Communautés Catholiques Locales (PCCL) , mouvement de partage de la Parole entre chrétiens habitués ou moins pratiquants.
C’est une chance pour ce secteur d’avoir plusieurs lieux de présence chrétienne : la maison mère de la Providence à Ruillé-sur-Loir avec le P. Georges Breteau, le monastère des Bénédictines de La Paix-Notre-Dame à Flée avec le P. Marcel Guillet, le Centre de rencontres des Sablons de Saint-François à Lavernat avec le P. Jean-Marie Falloux de la Mission de France et de compter aussi des écoles chrétiennes (le collège Saint-Jean à Château-du-Loir et le lycée Notre-Dame-de-Nazareth à Ruillé-sur- Loir jusqu’au bac pro).
Toutes nos églises, petites ou grandes, sont belles et chargées de siècles d’histoire, notamment la grande et belle église Saint-Guingalois qui voit chaque dimanche converger des quatre paroisses des chrétiens heureux de se retrouver pour célébrer ensemble leur Seigneur.

Article écrit par M. Gouyé Martignac (paroissien à Chenu)


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