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Découvrir « Gaudium et Spes » l’Eglise dans le monde de ce temps

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A l’occasion de la fête de la Saint Julien et dans le cadre des 50 ans du Concile Vatican II, un colloque est organisé, les 26 et 27 janvier par le diocèse, sur la constitution « Gaudium et Spes ». Si ce colloque est sur invitation, c’est l’occasion pour tous de découvrir ou redécouvrir, la richesse de ce texte conciliaire.

Gaudium et Spes ou le dialogue avec le monde

C’est le 7 décembre 1965, veille de sa clôture, que fut promulgué l’un des textes les plus marquants du Concile Vatican II : la constitution pastorale Gaudium et Spes intitulée « l’Église dans le monde de ce temps ». Il s’agissait de porter le regard sur les réalités multiples dans lesquelles vivent les hommes d’aujourd’hui. Or, malgré le caractère nécessairement contingent de certaines analyses, ce très grand texte porte en lui un souffle qui n’a pas fini de nous porter.

Le défi de « l’ouverture au monde »

Les premières lignes de la constitution Gaudium et Spes ont souvent résonné à nos oreilles car elles indiquent l’intention poursuivie par les pères conciliaires : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » (§ 1). Avec joie et résolution, l’Église entend ainsi tourner son regard et son cœur vers toute femme et tout homme que le Christ nous appelle à reconnaître comme sœurs et frères. Les premières sessions du Concile furent surtout consacrées à des questions internes concernant la liturgie, l’expression de la foi, la Révélation… Mais très vite est apparue la nécessité de faire entrer le monde dans l’enceinte du Concile surtout que les évêques eux-mêmes, provenant d’horizons variés, étaient témoins et acteurs « des joies et des espoirs, des tristesses et des angoisses » de l’homme contemporain. Tel fut le défi que l’on nomma « ouverture au monde » et qui permit à l’Église de prendre le temps de l’écoute avant d’adresser une parole sereine et audacieuse. Paul VI traduira ce défi par ce propos célèbre : « L’Église doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L’Église se fait parole ; l’Église se fait message ; l’Église se fait conversation » (Paul VI, Ecclesiam Suam, ch III § 67 - 1964).


L’histoire du texte

À la différence des autres textes du Concile, Gaudium et Spes n’est pas le fruit d’un schéma préparatoire. Il est le résultat du travail des pères durant les 4 sessions ainsi que les séances en commissions. Il devint ainsi la réponse la plus explicite au vœu de Jean XXIII : instaurer un dialogue entre l’Église et le monde de notre temps. Il donnera l’exemple en publiant l’encyclique Pacem in terris concernant la construction de la paix et adressée, pour la première fois, « à tous les hommes de bonne volonté ». Trois hommes restent attachés au long travail préalable à la rédaction de Gaudium et Spes : les cardinaux Lercaro (archevêque de Bologne), Montini (archevêque de Milan et futur Paul VI) et Suenens (archevêque de Bruxelles). Plusieurs versions seront proposées à l’assemblée des évêques qui les remanieront jusqu’à la fin du Concile, preuve du soin accordé aux délicates questions ainsi traitées.

Le plan du texte

Le texte se compose de 3 parties qui suivent les intuitions de l’action catholique : voir, juger, agir.
La première partie propose un exposé sur la condition de l’homme aujourd’hui et dresse un certain nombre d’observations liées aux mutations contemporaines : le développement des sciences, l’émergence des moyens de communication, les inégalités croissantes entre peuples…
La seconde partie réfléchit sur la dignité de l’homme, créé à l’image de Dieu. Nombre d’évêques pensaient alors au drame de l’homme en proie à l’athéisme d’État et privé ainsi de la liberté d’offrir à sa vie un sens plénier.
Enfin, dans la troisième partie, sont évoqués « quelques problèmes plus urgents » parmi lesquels la famille, la culture, la vie économique, le travail, la disparité entre pays riches et pays pauvres ou encore les conflits internationaux. Nous disposons là d’une synthèse de la doctrine sociale de l’Église.

Article du Père Benoit Pierre, paru dans le n° 67 de janvier de la revue diocésaine Eglise en Sarthe.

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En lien avec ce colloque, la bibliothèque diocésaine propose une . bibliographie thématique, « Gaudium et Spes ». Une bibliographie à consulter avec attention pour se préparer à ce colloque ou tout simplement pour se former et s’enrichir à titre personnel.

Pour aller plus loin :


Constitution pastorale Gaudium et Spes
Vatican II : Objectif 50 ans : un blog animé par des prêtres du diocèse de Metz destiné à préparer le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile.


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