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Diaconia 2013 : Message du groupe Place et Paroles des Pauvres

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Lors de la cérémonie de lancement, le groupe Place et parole des pauvres, issu de la démarche Diaconia, initiée depuis plus de deux ans, a ouvert le rassemblement Diaconia. Ces paroles fortes ont beaucoup touché les participants et donné le ton de ce rassemblement. Laurence qui a témoigné appartient au groupe « Pierre d’angle » de la Flèche

Marie-France :« Ouvrez les portes. Dieu est à tous. »

La diaconie, on s’est demandé ce que ça voulait dire. C’est le service. L’aide.
C’est écouter. Être avec les autres.

C’est un service d’Eglise pour les personnes abîmées à cause de la maladie, le deuil, la prison, les accidents de la vie, les injustices, le chômage, la rue…
C’est une façon d’être, une attention à tous ceux qui n’ont pas trouvé leur place dans la vie et même pas dans l’Eglise. Je me rappelle que sur la porte d’une église, il y avait un tag et on pouvait lire : « Ouvrez les portes » « Dieu est à tous ».
La diaconie c’est utile pour tout le monde.
Ensemble, on peut transformer des choses, et faire comprendre que l’Eglise n’est pas réservée à certaines personnes.
Ensemble, on va construire un autre chemin, une autre expérience, pour que dans les rencontres, il y ait l’échange et l’écoute, et que quand on sort de l’église, on fasse ce qu’on a dit.
Diaconia , ça peut être le début d’autre chose :
Réveiller l’Église à une autre dimension, c’est-à-dire une manière de suivre le Christ dans sa manière à lui d’être avec les plus pauvres. Parce que lui, Jésus, il a traversé le même chemin que les pauvres.
La diaconie, c’est aussi une certaine humilité.
On a pensé aussi qu’il faut pouvoir faire des petits groupes, pour se voir plus souvent les uns les autres.
Les pauvres, il faut qu’ils puissent ouvrir leur cœur avec les riches.
Il faut aller voir les gens. Enlever la honte de ne pas être instruits, ne pas avoir peur d’entrer dans l’Église.
L’amour commence là.

Alain :« La diaconie, c’est de ne pas juger, ne pas se juger soi-même, ne pas juger les autres. »

Quelqu’un de notre groupe disait :
Quand on voit les plus riches, quelques fois on a la haine.
Et pour moi, ce qu’il faut c’est le pardon. Mais il faut apprendre le pardon. Apprendre à aller vers eux et leur pardonner.
Il faut arriver à se dire : ils sont comme nous, ce sont des êtres humains.
Mais quelquefois on est seul, et quand on est seul, on ne peut pas pardonner.
Quand on est en groupe on peut mieux pardonner. Le fait de partager. Le fait de partager en Église nous aide.
Quelquefois, on ne peut pas pardonner. Il y a la prière c’est vrai, mais la prière ça ne suffit pas. Ensemble, on se soutient les uns les autres, on se parle. C’est important de se porter. Si on peut pardonner, on peut devenir meilleur et mieux avancer avec et vers le Christ.
Il faut aussi apprendre à demander pardon.
La diaconie, c’est ne pas juger, ne pas se juger soi-même, ne pas juger les autres.
Le titre du rassemblement c’est « Diaconia, servir la fraternité » Et bien, la réconciliation et le pardon, c’est le chemin de la fraternité.
Bien sûr, il y a des choses qu’on ne peut pas effacer, mais on peut construire du neuf ensemble.
Et quelqu’un d’autre disait :
Ce qui me frappe dans ce que Jésus a vécu, ce n’est pas seulement qu’il est allé vers les pauvres, mais qu’il donnait ce que les gens attendaient, ce dont ils avaient besoin :
À un endroit il va guérir, pour d’autres gens, il va multiplier les pains, et à un autre endroit il va parler aux pauvres…

Laurence :« La charité que j’attends, c’est un partage plus qu’un don »

Ce qui me frappe, c’est que Jésus rencontre la personne dans son besoin.
Pour nous c’est difficile, parce que c’est plus facile de rencontrer quelqu’un dans ce qu’on connaît ou dans ce qu’on imagine : par exemple, une famille a des difficultés et on dit : puisqu’ils vont à la banque alimentaire, il n’y a plus de problème… comme s’ils n’avaient pas besoin d’autre chose aussi.
Est-ce qu’on est seulement des estomacs ?
Une manière dont le Christ se met au service des autres, c’est de leur donner la parole.
Notre groupe « Place et parole des pauvres », en nous écoutant et en nous respectant, c’est déjà un geste de Diaconia.
C’est un peu le terreau de l’Esprit Saint de Diaconia.
Jésus donne la parole, mais aussi souvent il donne une mission, il rend les gens utiles.
L’Esprit Saint a donné à chacun de nous une mission et des dons à accomplir.
Chacun est venu sur terre pour faire quelque chose.
L’amour des riches vers les pauvres c’est de demander un service, plutôt que de leur donner des choses.
La charité que j’attends, c’est un partage plus qu’un don.
Quand je ne peux pas rendre, ça me gêne.
Pour nous, on peut dire que la diaconie, c’est le fait d’être messager.
La diaconie, c’est une relation avec chacun : aimer et être aimé.
Et il ne faut pas oublier que c’est l’Esprit Saint qui le fait, car c’est Lui qui fait l’Eglise.
Pourquoi se compliquer la vie au lieu d’aimer ?


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