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EDITORIAL DU MOIS DE FEVRIER 2011 DANS LA REVUE DIOCESAINE

Les dernières semaines ont été marquées au niveau international par des évènements douloureux et parfois inquiétants. Je pense au martyre des chrétiens en Irak, à la prise d’otages au Niger qui s’est terminée par la mort de nos deux jeunes compatriotes, à la tension politique en Côte d’Ivoire, à la révolte du peuple tunisien et à la démission du président avec les violences qui l’accompagnent. Je pense aussi à la situation qui continue à être dramatique en Haïti.
Nous vivons dans un monde très instable, traversé par la violence. Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ? La réponse n’est pas simple. Je me permets de lier ces interrogations avec deux évènements : l’un est diocésain, sans doute modeste, l’autre a une portée plus universelle.
Nous venons de vivre un colloque sur la Parole de Dieu. Parole de Dieu veut dire que Dieu parle, et nous sommes invités à l’écouter. Dans le mystère de l’Incarnation, la Parole s’est faite chair pour nous. La Parole n’est plus seulement audible, elle n’est plus seulement une voix, elle a un visage, elle est une personne, Jésus ! En nous approchant du Christ, nous sommes invités à entrer en dialogue, en conversation avec Dieu. Notre mission dans le monde est de permettre un dialogue entre Dieu et les hommes, et par conséquence entre les hommes entre eux. N’ayons pas peur d’inviter nos proches à chercher l’essentiel, à s’approcher de la Parole de Dieu. Nous ne pouvons le faire qu’en entrant nous-mêmes dans un véritable dialogue avec le Christ.
L’autre évènement est l’annonce de la béatification du Pape Jean Paul II, qui aura lieu le dimanche 1er mai, dimanche dit de la miséricorde. Cette annonce est accompagnée de la reconnaissance de la guérison de Sœur Marie-Simon-Pierre, religieuse des maternités catholiques. Le Pape n’est pas béatifié d’abord parce qu’il a été un grand penseur, un grand organisateur, ou un grand stratège. Mais en raison surtout de l’authenticité de sa vie. Il est resté fidèle jusqu’au bout à la vérité de l’Evangile. Cette authenticité a bouleversé le monde entier. La reconnaissance d’une guérison est une manière d’affirmer que Dieu agit dans l’histoire et la vie concrète des hommes. Le croyons-nous ?
L’instabilité de notre société produit l’angoisse qui conduit à la violence. Il me semble que redonner place à un vrai dialogue avec Dieu, ce qui est une manière de nous situer à notre juste place, faire le choix de la confiance et de l’espérance car Dieu ne nous abandonne pas : « vos cheveux sont tous comptés » nous dit Jésus, (Lc 12, 6) et entrer dans l’exigence de la cohérence de nos comportements constitue la véritable réponse à cette angoisse. Je vous invite à accueillir ces évènements comme un appel à nous laisser transformer par la Parole de Dieu, à renouveler notre confiance et à vivre une vie chrétienne authentique.


Monseigneur Yves Le Saux
Evêque du Mans


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