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Editorial de notre évêque dans le numéro de Mars 2014 d’ « Eglise en Sarthe »

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Dans quelques jours, nous allons entrer dans le temps du Carême qui nous prépare à célébrer la fête de Pâques. C’est un temps de conversion personnelle et communautaire.
Dans sa lettre pour le Carême, le Pape François nous invite à méditer sur le passage de saint Paul, dans la seconde épître aux Corinthiens : « Vous connaissez, en effet, la générosité de notre Seigneur Jésus Christ : lui, qui était riche, est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. » (2 Cor 8, 9) Nous sommes invités à la générosité, à la manière du Christ. Il est devenu pauvre à cause de nous. Il s’est fait semblable à nous, comme l’exprime le Concile Vatican II. « Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. » (GS 22) Ainsi, il devient imitable pour nous.
En ce Carême, nous avons, nous aussi, à nous approcher de nos frères et sœurs, et à regarder leur misère, à la toucher, à la prendre sur nous et à œuvrer concrètement pour la soulager.
Le Pape François évoque trois types de misère qui traversent notre monde.
La misère matérielle. La pauvreté qui frappe ceux qui vivent dans des situations contraires à la dignité de la personne humaine. Nous devons convertir nos consciences pour choisir la sobriété de vie et le partage.
La misère morale. Elle consiste à être esclave du vice et du péché. Tant de gens sont dépendants de l’alcool, de la drogue, du jeu, de la pornographie. Combien ont perdu le sens de la vie, ont perdu toute espérance. Par notre proximité, nous devons être source d’espérance.
La misère spirituelle. Elle nous frappe quand nous nous éloignons de Dieu et refusons son amour. Quand nous pensons nous suffire à nous-mêmes. C’est une invitation à devenir missionnaire de la miséricorde de Dieu, à annoncer que le pardon pour le mal commis existe.
En ce temps de Carême, nos frères et sœurs catéchumènes se préparent à recevoir les sacrements de l’initiation. Plus de cinquante adultes seront baptisés la nuit de Pâques, et plus de soixante dix recevront le sacrement de la confirmation à la Pentecôte.
Nous-mêmes, renouvelons notre rencontre avec le Seigneur. Je vous invite à vous approcher du sacrement du pardon. Certains d‘entre nous ont l’habitude de le recevoir, pour d’autres, ils en ont perdu l’habitude. D’autres encore n’en comprennent pas le sens. Et pourtant, personne ne peut avancer vers Dieu sans le pardon. Personne ne peut dire : « Je n’ai pas péché. » J’ai été frappé par l’insistance du Pape sur le pardon et sur la pratique du sacrement de la réconciliation. Lui-même témoigne qu’il le reçoit de manière régulière et invite les prêtres et les fidèles à en vivre. Car, « Dieu ne se fatigue jamais de pardonner. C’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde. » (Pape François, Angelus du 17 mars 2013)
Avançons ensemble vers la joie de Pâques. Laissons-nous déchirer le cœur par l’immensité de l’amour de Dieu et par la détresse de nos frères.


Yves Le Saux, Evêque du Mans


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