Agenda

Samedi 25 novembre
Entrez en Avent avec les migrants : 25 novembre 2017 (Salles paroissiales - Allonnes)
Samedi 25 novembre
Invitation à la préparation au voyage solidaire : samedi 25 novembre (Maison du Citoyen sous la place des Comtes du Maine)
Accueil > Actualités > Événements > Retour en images sur la fête de Saint Julien 2016 > Fête de la St Julien : Messe solennelle du dimanche 24 janvier (...)

Fête de la St Julien : Messe solennelle du dimanche 24 janvier 2016


 

La messe solennelle de la Saint-Julien a été célébrée à 10h30 à la Cathédrale en présence du diocèse de Paderborn. Au cours de cette messe, des jeunes du diocèse se sont engagés dans le nouvel apostolat qu’ils ont intitulé « les 72 disciples ».

Retrouvez l’homélie de Mgr Le Saux

Vous savez combien il est important de célébrer la Saint-Julien. Nous avons reçu la foi de ceux qui nous ont précédés. Nous connaissons Jésus le Christ parce que ceux qui nous ont précédés, nous l’ont fait connaître.
Il en est ainsi de l’évangéliste Luc qui a décidé, après avoir recueilli avec précision les informations concernant tout ce qui s’est passé, d’écrire pour l’excellent Théophile un exposé afin qu’il rende bien compte de la solidité des enseignements reçus. Vous savez que Théophile signifie « aimé de Dieu ».

La tradition nous rapporte que le premier évêque du Mans, Saint-Julien, a fait jaillir une source de sa crosse, qu’il a rendu la vie à un enfant, qu’il a terrassé le dragon. Bien sûr, il s’agit de la source du baptême, de la délivrance de la mort, de la victoire sur le mal, le démon qui détruit l’homme et l’emprisonne.

Nous avons à continuer aujourd’hui la mission de ceux qui nous ont précédés pour proposer la rencontre du Christ à ceux qui sont « aimés de Dieu ». Beaucoup de nos contemporains sont dans l’inquiétude et l’angoisse face à l’avenir. Beaucoup sont en recherche de transcendance et ne veulent pas se contenter de jeux et de la seule satisfaction de la consommation immédiate. Ils sont dans l’attente et ne savent pas à qui s’adresser, ni comment faire, les jeunes en particulier. Il y a tant de personnes qui vivent sans Dieu mais qui aimeraient ne pas vivre sans Lui.
Permettez-moi de reprendre les propos de Saint François-Xavier s’adressant aux étudiants de l’université de Paris dans une lettre bien connue.
« Dans ce pays, quantité de gens ne sont pas chrétiens uniquement parce qu’il n’y a personne pour en faire des chrétiens. J’ai souvent eu l’idée de parcourir toutes les universités d’Europe pour hurler de manière folle et pousser ceux qui ont plus de doctrine que de charité. S’ils voulaient réfléchir aux talents que Dieu leur a donnés, ils sentiraient alors, dans l’intime de l’âme la volonté divine, et chercheraient les intérêts de Jésus-Christ plus que leurs désirs propres, en disant : « Seigneur me voici, que veux-tu que je fasse ? Envoie-moi n’importe où tu voudras, même jusqu’en Inde. » J’ajouterai même dans la Sarthe.

« Mais sommes-nous convaincus qu’avoir connu Jésus n’est pas la même chose que de ne pas le connaître, que marcher avec lui, n’est pas la même chose que marcher à tâtons, que pouvoir l’écouter ou ignorer sa parole n’est pas la même chose, qu’essayer de construire le monde avec son Évangile, n’est pas la même chose que de le faire seulement par sa propre raison. » (Pape François).

Arrêtons-nous sur la Parole de Dieu de ce dimanche, j’en relèverai trois aspects.

Luc nous rapporte la visite de Jésus à la synagogue de Nazareth. Après avoir fait lecture avec autorité, il leur dit « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture ». Jésus est celui dont l’Ecriture parle, même plus, il est dans sa personne l’accomplissement de l’Ecriture. Il est dit que « dans la synagogue, tous avaient les yeux fixés sur lui ».

Nous sommes invités nous aussi à fixer notre regard sur Jésus pour mieux le connaître. Prenons les moyens de le connaître vraiment par la lecture des Evangiles. Ne nous contentons pas seulement d’un sentiment religieux qui monte et qui descend en fonction de l’ambiance ou des évènements médiatiques, ni de vagues souvenirs du catéchisme de notre enfance pour les plus vieux. Prenons les moyens de connaître qui est Dieu en nous approchant de Jésus. Prenons les moyens de vivre de Lui et avec Lui, même si pour cela, il faut changer de manière de vivre.
Fixer notre regard sur le Christ pour que notre vie soit centrée sur Lui et non sur nous-mêmes. Il est celui en qui s’accomplit le passage d’Isaïe. En lui, les captifs sont libérés, les aveugles retrouvent la vue et la faveur, la bienveillance, la miséricorde de Dieu est donnée à chacun de nous et au monde.
Fixer notre regard sur lui pour qu’il soit au centre de nos vies de manière que notre identité soit essentiellement marquée par la rencontre, la communion avec le Christ et sa parole. Nous pouvons dire avec Saint Paul « Ce n’est plus moi qui vit mais c’est le Christ qui vit en moi ». C’est cela un chrétien. N’oublions pas ce que signifie le nom de chrétien : « Un autre Christ ».
Notre monde a besoin que les chrétiens le soient vraiment. Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde, dit Jésus à ses disciples. Mais si le sel vient à perdre sa saveur, il ne sert à rien. Et la lumière doit éclairer toute la maison. Si nous la mettons sous le boisseau, elle s’éteint. Si notre lumière s’éteint, elle n’éclaire plus personne.

La première lecture nous rapporte le passage de la proclamation de la Parole de Dieu devant tout le peuple. Cela se passe après le retour de l’exil à Babylone, le Temple a été reconstruit. D’une certaine manière, le peuple redécouvre l’alliance avec le Seigneur. Ils entendent de nouveau la Parole de Dieu. Cela provoque larmes et joie, larmes de conversion et joie du don de Dieu retrouvé. Ce passage se termine par ce verset magnifique : « Ce jour est consacré à notre Dieu. Ne vous affligez pas, la joie du Seigneur est notre rempart ».

Nous venons d’entrer dans l’année du Jubilé de la Miséricorde. Nous pouvons appliquer ce passage de l’Ecriture à cette année de la Miséricorde. Entrez dans la joie de la Miséricorde. En cette année, le Seigneur veut comme nous rétablir, nous établir dans la joie, car le fruit de la miséricorde de Dieu, le fruit de l’exercice de la Miséricorde entre nous et à l’égard de tous, c’est la joie.

Souvenez-vous : « Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pêcheur qui se convertit que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion ». Notons aussi la joie du berger qui retrouve la brebis perdue « il la charge tout joyeux sur ses épaules », ainsi que la joie de la femme qui retrouve la pièce d’argent qu’elle avait perdue : « Elle invite ses amis et ses voisins pour qu’ils se réjouissent avec elle » ou encore la joie de Zachée qui accueille Jésus chez lui.

C’est la joie des apôtres qui rentrent de mission car il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. Je pense que le fruit de la Miséricorde si nous nous y livrons, c’est la joie, cette joie promise par Jésus et que nul ne pourra nous ravir. En réalité, le Seigneur donne la joie de vivre avec Lui, la joie de donner notre vie. La joie devient alors notre rempart et la joie est le premier témoignage que le monde attend de nous. Au premier temps du christianisme, les philosophes athées étaient littéralement fascinés par la joie qu’ils repéraient dans les premières communautés chrétiennes, cette joie pacifique d’être ensemble, le bonheur de croire, la joie des martyrs.

La seconde lecture est une méditation de Saint Paul sur le corps que nous formons ensemble, une médiation sur l’Eglise corps du Christ. Tous les membres malgré leur nombre ne forment qu’un seul corps. Une partie du corps ne peut pas dire à l’autre : « Je n’ai pas besoin de toi ». Dieu a voulu que nous ayons besoin les uns des autres. La communion avec lui entraîne et suppose la communion avec nos frères.
Si nous participons à l’eucharistie, ce n’est pas seulement pour rencontrer le Seigneur personnellement, mais aussi pour rencontrer nos frères et sœurs. « Nous avons été baptisés pour former un seul corps ». Nous ne pouvons être chrétien seul car Dieu lui-même dans son mystère est communion de trois personnes. Dieu unique est trinité.
Le Seigneur nous a mis ensemble. Aucun de nous n’est l’Eglise à lui tout seul et aucun groupe n’est l’Eglise à lui seul. Chaque charisme particulier est toujours au service du corps entier, sinon il se dénature.

Vous le savez, dans quelques instants, 30 jeunes ou moins jeunes vont manifester leur disponibilité pour être disciples missionnaires dans notre diocèse. Ils sont déjà engagés dans divers mouvements ou initiatives du diocèse. Il m’a semblé qu’il y avait comme un appel de Dieu, à proposer à ceux qui le souhaitent de manifester devant l’Eglise diocésaine cet engagement qui est une adhésion renouvelée et publique à la grâce de leur baptême et de leur confirmation. Il y aussi une signification forte à le faire ensemble, en lien avec l’ensemble du diocèse : un engagement pour une année à être fidèle à la prière personnelle, à l’eucharistie du dimanche, à se rendre disponible pour participer à la vie missionnaire à la suite de Saint-Julien et des saints et saintes missionnaires du diocèse.

Disciples missionnaires de la Miséricorde dans le diocèse du Mans pour le temps que la providence de Dieu permettra.
30 jeunes font cette démarche aujourd’hui. D’autres pourront le faire à d’autres moments. Cet appel ne concerne pas seulement les jeunes, il peut aussi concerner les plus âgés, les familles …

En cette fête de la Saint-Julien, prions les uns pour les autres.
Yves Le Saux
Evêque du Mans


Actualités Notre Evêque Paroisses et doyennés Diocèse Prier et célébrer Eglise et société Contacts
Liens