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Jeudi 21 février : A la rencontre du monde artisanal et agricole


 

Artisanat et agriculture ont été les maîtres mots du programme de la visite pastorale de ce jeudi avec la visite de la menuiserie Bourneuf qui embauche près d’une cinquantaine de salariés résidant à Parigné et ses environs et la visite de deux exploitations agricoles de la couronne.

Une entreprise en pleine expansion : les Menuiseries Bourneuf

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La première partie de la matinée a été consacrée à une entreprise en pleine expansion , la menuiserie Bourneuf qui embauche près d’une cinquantaine de salariés résidant à Parigné et ses environs.

La crise est dans le rétroviseur. Les prévisions de la construction et la bonne tenue de la rénovation offrent de solides perspectives aux fabricants de portes et fenêtres. S’il est une filière où l’optimisme domine, c’est bien celle de la menuiserie industrielle. Dans les Pays de la Loire, où près d’un tiers des fenêtres françaises sont fabriquées, cette filière compte 10 000 emplois et une soixantaine d’entreprises de plus de 30 salariés.

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Les Menuiseries Bourneuf sont implantées à Parigné l’évêque depuis plus de trente ans. L’entreprise comprend aujourd’hui une cinquantaine de professionnels répartis entre une trentaine de compagnons en atelier, un bureau d’étude et conception de 4 personnes, un service commercial de 4 personnes et une structure administrative. La société s’est dotée depuis octobre 2008 d’une chaine de production performante pouvant répondre à des séries importantes comme à de l’unitaire et programmée pour des productions à recouvrement ou à l’ancienne.
Reprise en 2006 par Pascal Joubert, un ancien de Péchiney, cette entreprise a doublé son chiffre d’affaires à 7,3 millions d’euros, sur des créneaux tels que les pare-flammes et coupe-feu et les fenêtres, dont une gamme standard et une gamme à l’ancienne, notamment pour la réhabilitation de monuments historiques. Sa croissance, l’entreprise l’attribue tout d’abord à un esprit d’équipe solidaire et convivial où chaque salarié peut contribuer à la créativité et à l’innovation, à un renforcement des capacités d’études, à une nouvelle clientèle de grands comptes et à la mise en place d’un réseau d’artisans poseurs, à l’instar des enseignes comme Arts et Fenêtres, de FPEE, ou Lumière du jour, de K.Line.

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« Un bon manager doit savoir déléguer et s’entourer des compétences qu’il n’a pas » " présente Pascal Joubert. N’étant pas menuisier de formation, il a rapidement embauché un responsable de production capable d’organiser le travail de l’atelier.

Au micro de Julien Chesneau pour le Pôle Communication, Pascal Joubert revient sur la visite de Mgr Le Saux :

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Interview M. Joubert de l’entreprise Bourneuf

Mgr Le Saux a poursuivi sa visite pastorale avec les agriculteurs

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La visite pastorale de Mgr Le Saux s’est poursuivie jeudi en fin de matinée par la visite d’une exploitation agricole, celle de Monsieur et Madame Verdier à Villaines-sous-Lucé. La ferme avicole de la famille Verdier est une exploitation spécialisée dans l’élevage des volailles (dindes). Accompagné de plusieurs exploitants du secteur il a visité le bâtiment des volailles. Monsieur et Madame Verdier ont présenté leur métier et expliquer comment ils s’occupent de leur l’élevage : la préparation du bâtiment, les réglages de la régulation, la réception des poussins, le suivi journalier, les contrôles de croissance.

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Après un déjeuner sur l’exploitation, Mgr Le Saux s’est rendu au Grand-Lucé pour visiter l’exploitation laitière « Les grandes morcines » qui compte une soixantaine de vaches laitières. Après avoir fait le tour des bâtiments et des animaux et visiter la salle de traite cherchant à comprendre le fonctionnement de cette exploitation qui produit 800.000 L de lait par an, Mgr Le Saux a passé un moment convivial avec les exploitants qui ont offert une dégustation de leurs produits : beurre, yaourts, faisselle, fromages... Il a souhaité échanger librement autour du monde agricole avec les agriculteurs.

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Un modèle agricole mis à mal

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Pourtant, le modèle agricole qui a prévalu depuis les dernières décennies est mis à mal aujourd’hui. « Nous n’arrivons pas à maintenir nos emplois » ; « On est dévalorisés, nos enfants ont honte » ; « Les rémunérations n’augmentent pas, les charges si » ; « On veut prendre nos produits à perte pour nous » ; « Les parents des agris n’ont pas de retraite, ils continuent de travailler pour que leurs enfants réussissent » ; « On a perdu la liberté du chef d’entreprise » ; « Où est l’homme, là-dedans ? »... À l’issue de ces exposés, Mgr Le Saux a pris la parole pour exprimer son estime du monde paysan.
La discussion s’est poursuivie autour des modes de production et l’avenir de la profession. Les exploitations familiales sont soumises a des contraintes très lourdes financièrement, les rapports avec les banques sont souvent difficiles. Comment associer vie familiale, protection de l’environnement, production (car il faut produire pour vivre et faire vivre), autant de questions qui se posent à l’agriculture. L’un des exploitants présents rappelant « les modifications sociales et économiques très importantes qui arrivent a l’horizon ». Fin des quotas laitiers entres autres, spéculation financière sur les céréales, poids des industriels de l’agroalimentaire « la profession devra s’adapter ». Dans sa conclusion, l’évêque soulignait « que le monde agricole a besoin d’être connu autrement que par les produits prêts à consommer des grandes surfaces ».

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