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Le temps de l’Avent

Dimanche 27 novembre 2016, les chrétiens sont entrés dans le temps de l’Avent, 4 semaines pour se préparer à la Fête de Noël, se mettre en attente de la naissance de Jésus dans le cœur des hommes de tout temps. Dieu se fait homme parmi les hommes.

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Quelle est la signification de l’Avent ?

Le temps de l’Avent (du latin adventus, « venue, avènement ») s’ouvre le 4e dimanche précédant Noël.

L’Avent est la période durant laquelle les chrétiens se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : « Il est venu, Il vient, Il reviendra ! ».

L’Avent est la période durant laquelle les chrétiens se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché.

Cette préparation de l’Avent est d’autant plus importante qu’il s’agit aussi de célébrer la venue du Christ dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps.

Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.

Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.

L’Avent, comme l’ensemble du calendrier liturgique catholique, aide les chrétiens à revivre les grands événements de la vie et de l’enseignement du Christ, en particulier de sa naissance (Noël) à sa Résurrection (Pâques). L’Église relit et revit donc « tous ces grands événements de l’histoire du salut dans « l’aujourd’hui » de sa liturgie » (Catéchisme de l’Église catholique, § 1095).

L’Avent dans la Bible


Pendant les messes de l’Avent, les lectures rappellent d’abord la longue attente par les Hébreux du Sauveur annoncé par Dieu : « Un rameau sortira de la souche de Jessé (père de David), un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d’après les apparences, il ne tranchera pas d’après ce qu’il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays... » (1).
Les lectures de l’Avent rappellent également comment fut conçu et attendu l’enfant Jésus : l’ange Gabriel apparaît à Marie et lui annonce qu’elle va « concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus (...) L’Esprit Saint viendra sur toi, et le puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu » (2).
Jean-Baptiste, fils d’Elizabeth et cousin de Jésus, appelait ses prochains à la conversion et annonçait la venue imminente du Fils de Dieu en ces termes : « Moi, je vous baptise dans l’eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu » (3).
De même, le temps de l’Avent appelle à la conversion intérieure. Les célébrations rappellent, en permanence et avec force, que les fidèles doivent être mobilisés spirituellement pour que la foi soit un ferment constant de renouvellement personnel et social autant que de confiance dans l’avenir.
(1) : Livre d’Isaïe (11, 1-10)
(2) Évangile selon saint Luc (1, 26-38)
(3) Évangile selon saint Marc 1,1.8 et selon saint Jean 1,19.28

La couronne de l’Avent


Lorsque que tombe l’hiver et que les jours se font courts, le temps de l’Avent apporte cette sereine et discrète lumière qui déjà annonce la joie de Noël. La coutume de dresser une « couronne de l’Avent » – quatre cierges sur un cercle de rameaux verts – est une belle évocation de ce mystère de l’Avent.
Cette tradition populaire préchrétienne devint, au XVIe siècle, en Germanie, un symbole chrétien de l’Avent qui se répandit ensuite dans de nombreux pays. Dans certaines familles, l’allumage d’une bougie de cette couronne, chaque dimanche de l’Avent, est même l’occasion d’un temps de prière. La couronne de l’Avent peut, en effet, nous dire quelque chose de ce temps liturgique :
- Une couronne : antique symbole de victoire et de gloire, elle évoque le « Messie-Roi » attendu par Israël et annoncé par les prophètes, Celui que chante une antienne tirée du psaume 23 : « Portes, levez vos frontons, qu’il entre le roi de gloire ! », une royauté qui bouleversera nos représentations habituelles, puisqu’elle se manifestera dans l’abaissement de la crèche et de la Croix.
- Des rameaux verts : ils indiquent le renouveau attendu de l’Enfant de la crèche. A ce monde qui fait inéluctablement l’expérience de la finitude, de la déchéance et de la mort, l’Avent fait entendre la promesse d’une naissance inouïe : « Voici que la vierge concevra, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel , c’est-à-dire : Dieu avec nous. « Si le Créateur en personne n’était descendu vers la créature pour s’unir à elle, ramenant, par sa naissance, l’humanité vieillie à un nouveau commencement, la mort règnerait depuis Adam jusqu’à la fin… » écrit le pape Saint- Léon le Grand (+461) : « quand Dieu se fait homme, paraît un monde nouveau » chante l’office au 1er janvier.
- Quatre bougies : quatre dimanches pour préparer Noël : le premier invite à veiller dans l’attente du Seigneur, le second fait entendre la voix de Jean-Baptiste qui incite à « préparer les chemins du Seigneur », le troisième appelle à la joie car « le Seigneur est proche », le quatrième annonce les événements qui précèdent immédiatement la naissance du Christ.
- La flamme des bougies : c’est la lumière des prophéties qui, au long de l’histoire, illuminèrent la nuit du peuple de Dieu dans l’attente de la « Lumière véritable » (Jn 1, 9). C’est aussi un signe de l’espérance du chrétien et de sa vigilance dans l’attente de la venue du Christ – celle de Noël, mais aussi celle, définitive, de la fin des temps. Pour Saint-Basile (+379) « le chrétien est celui qui reste vigilant chaque jour et chaque heure, sachant que le Seigneur vient. ».
Que la Vierge de l’Avent nous apprenne à désirer vraiment cette venue, et garde bien vive en nous la flamme de l’espérance.
Sr Bénédicte Marie de la Croix, p.s.d.p.


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