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Maison Charles de Foucauld

La Maison Charles de Foucauld, ouverte depuis septembre 2007, est située à Saint Pern. Elle accueille de jeunes hommes qui souhaitent approfondir leur vie spirituelle en vue du sacerdoce.

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Maison Charles de Foucauld

La vocation de la Maison Charles de Foucauld est d’offrir à qui envisage la prêtrise un solide enracinement dans le Christ. Un jeune homme se posant la question du sacerdoce doit y trouver les moyens de devenir un vrai disciple du Christ, d’approfondir son amitié avec lui de façon stable. Elle est un lieu d’unification de la personne, de maturation et d’approfondissement. La finalité est donc clairement de fonder sa vie sur le Christ afin de pouvoir faire, par la suite, un choix libre.


Quatre médiations principales sont particulièrement mises en œuvre pour fonder sa vie aujourd’hui sur le Christ :

* l’Eglise, qui nous permet de rencontrer le Christ,
* le frère, visage parfois déroutant de l’Autre, source et objet d’amour,
* la prière quotidienne, sous de multiples formes (liturgie, oraison, adoration eucharistique) est le lieu et le moyen de construire en profondeur sur le roc,
* la parole de Dieu, à travers notamment la lecture continue de la bible, qui est l’occasion de se mettre à l’écoute et d’avoir la grâce de percevoir les textes bibliques dans leur unité d’ensemble.

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Le Père Olivier Roy

Le Père Olivier Roy, prêtre du diocèse de Rennes et responsable de cette maison jusqu’en août 2011, a accepté de répondre à nos questions pour nous faire découvir la démarche dynamique et vivante de cette maison située à St Pern (35), son projet, ses résidents et ses perspectives.

Pourquoi cette maison a-t-elle ouvert ses portes en septembre 2007 ?

La Maison Charles de Foucauld répond à la demande exprimée par les Services diocésains des Vocations de la Province. Dans leurs rencontres avec des jeunes se posant une question de vie presbytérale, ils ont senti le besoin d’une étape préalable à l’entrée au Séminaire pour beaucoup d’entre eux. Les évêques ont demandé à l’archevêque de Rennes de prendre en charge cette fondation.

Quels profils ont les jeunes de cette promotion ?

La variété prime : du bac à l’agrégation de lettres classiques, de 18 à 44 ans, les jeunes ne se ressemblent pas. Chacun arrive avec son histoire, son caractère, ses engagements passés en Eglise (scoutisme, aumônerie, groupes de prière, …). Ma joie est de voir que cela fonctionne plutôt bien. Il n’y a donc pas non plus de parcours idéal pour devenir prêtre aujourd’hui. Il faut surtout une volonté de se mettre en route et de laisser faire le Seigneur.

Quelle est la différence avec la première année au séminaire ?
Est-ce une année de « prépa » ?

L’école de la Foi, les foyers vocationnels ou notre maison répondent chacun à des objectifs un peu différents en utilisant parfois les mêmes moyens qui sont finalement ceux d’une vie chrétienne bien enracinée. L’activité principale consiste à se tourner vers le Christ : une place essentielle est faite à la prière communautaire et personnelle, à l’écoute de la Parole, à la vie communautaire, au service des plus pauvres. L’année de fondation spirituelle prépare plus spécifiquement à entrer au Séminaire.

Comment fait-t-on pour intégrer une année comme celle-ci ?

Je reçois les jeunes qui me sont recommandés par les responsables des Services diocésains des Vocations ou leur évêque. Il s’agit de réfléchir à une vocation de prêtre diocésain. En clair, un jeune qui trouverait intéressant le projet de la maison est invité à contacter son SDV. Pour le reste, pas beaucoup d’autres conditions, sinon celle de vouloir s’engager pour le Christ et l’Eglise.

Pour la famille, les proches, quelle assurance que le choix se fait en toute liberté ?

Les jeunes gardent des liens et rentrent régulièrement pour voir famille et amis. Pour ce qui est de la liberté, je crois que cela fait partie de l’essentiel de notre foi chrétienne. Le projet de la Maison entend justement aider chacun à trouver une plus grande liberté intérieure.

Peut-on s’arrêter en cours d’année ?
Y a-t-il un diplôme ou une équivalence en fin d’année ?

Il se peut tout à fait qu’on s’aperçoive qu’un jeune ne réussisse pas à y trouver sa place. Auquel cas, soit lui, soit moi avec l’équipe des Pères, nous proposerons d’arrêter l’expérience, tout en l’accompagnant pour se relancer ailleurs. Quant au diplôme, c’est vraiment une année gratuite pour Dieu qui permet, je l’espère, de progresser dans sa foi. Ça ne se mesure pas.

Comment se déroule une année ? Y a-t-il des étapes ?

Il y a deux grands temps forts dans une année.

En janvier d’abord, ce que nous appelons « l ’expériment de pauvreté ». Pendant quatre semaines, chaque jeune va se retrouver dans une communauté dont la mission est le service des plus pauvres : Arche de Jean Vanier, jeunes en difficultés, gens de la rue, etc…aux quatre coins de France.

En avril, ensuite avec la retraite des trentejours. A l’école de St Ignace, expert en discernement, et sous la conduite d’un père jésuite, les jeunes vont vivre un mois d’intimité avec Jésus dans la prière pour vérifier l’appel reçu et réfléchir à la suite du chemin.

Autour de ces deux piliers, se vit le temps ordinaire de la Maison qui a aussi son importance évidemment. On y apprend la fidélité au quotidien : prière, eucharistie, cours, lecture de la Bible, sports, travail manuel, détente communautaire.

Enfin l’année commence et termine par un pèlerinage, histoire de montrer que nous sommes en chemin…

Quel lien avec la communauté qui vous accueille à Saint Pern ?

La Maison Charles de Foucauld accueille des jeunes désirant être prêtres. La proximité de cette belle communauté des Petites Sœurs des Pauvres est une vraie richesse. Nous partageons la prière des vêpres avec elles et quelques temps forts liturgiques. Sans se rencontrer beaucoup, on sent une communion fraternelle qui s’exprime entre autres dans l’accueil extraordinaire que nous recevons de cette congrégation.

Comment est envisagée l’orientation en fin d’année ?

Ce sera alors le temps du grand choix et, nous l’espérons pour la plupart, celui d’envisager l’entrée dans un des séminaires de la Province : Nantes ou Rennes, ou du Grand Ouest : Caen ou Orléans. Le jeune fera un choix et le supérieur donnera un avis aux institutions compétentes. Après un pèlerinage final, la communauté se dispersera définitivement et une autre aventure pourra commencer, à la grâce de Dieu.


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