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Message de Noël de Mgr Yves Le Saux

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Nous célébrons Noël. Nous célébrons la naissance d’un enfant, Jésus. Les chrétiens reconnaissent Dieu le Messie dans cet enfant. En lui, Dieu est devenu proche, si proche qu’il n’y a plus aucune barrière, aucune distance entre Lui et nous. Dans cet enfant, Dieu est devenu si proche que nous pouvons avoir avec lui une relation de profonde affection de la même façon que nous le faisons avec un enfant. Et pour saisir ce mystère, il nous faut retrouver un cœur d’enfant.
Cet enfant nous révèle l’amour de Dieu. Dieu vient à nous sans la force, sans arme, parce qu’il n’entend pas nous conquérir, ni s’imposer à nous. Il veut être accueilli librement par l’homme. Dieu se fait enfant sans défense pour vaincre l’orgueil et la violence.
La Bible dit à propos de cet enfant qu’il est la Parole de Dieu, la Parole que Dieu adresse à l’humanité. En lui, ce que dit Dieu n’est pas seulement audible mais devient visible. En lui, nous voyons qui est Dieu. La Bible dit de lui qu’il est la lumière du monde, que la lumière a brillé dans les ténèbres et que les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Si l’homme se laisse toucher, éclairer par la splendeur de la vérité et de l’amour, il fera l’expérience d’une paix intérieure et sera lui-même bâtisseur de paix dans un monde traversé par l’angoisse et la violence. Je souhaite que vous vous laissiez tous éclairer par la crèche.
Et je voudrais vous adresser deux invitations en cette fête de Noël.
Revenons à l’essentiel. N’ayons pas peur d’entrer dans le fond de nos cœurs pour nous interroger sur les fondements de nos vies : notre vie personnelle mais aussi nos relations avec les autres. Je pense que les évènements violents qui ont touché notre pays nous invitent à nous interroger sur nos manières de vivre. Sur quoi construisons-nous ? L’artifice, l’émotion, le plaisir immédiat, la consommation ne peuvent combler le cœur de l’homme. Notre vie est solide seulement lorsque nous accueillons l’amour et la vérité, car aucun de nous ne peut vivre sans amour, sans vérité et sans pardon. De fait, l’homme ne peut vivre sans amour, sinon il demeure pour lui-même un être incompréhensible et sa vie est privée de sens. Il ne peut vivre non plus sans vérité car la nostalgie de la vérité absolue et la soif de plénitude demeurent toujours au fond du cœur de l’homme. Ainsi, nous ne pouvons nous contenter de slogans, de propos immédiats parce que le mensonge finit toujours par engendrer la violence et seule la vérité rend libre. Le temps de Noël est une invitation à un certain silence, une certaine intériorité, un appel à retrouver un ordre intérieur et le cœur de l’homme n’est en paix que lorsqu’en lui amour et vérité s’accordent. Seuls des hommes et des femmes pacifiés peuvent être artisans de paix.
A la suite du Pape François, je vous invite tous à lutter contre l’indifférence globalisée. Nous assistons à une forme de mondialisation de l’indifférence. « Dieu n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun d’entre nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de chacun d’entre nous, et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse ; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive » (Message de Carême 2015). Nous-mêmes ne pouvons être indifférents les uns aux autres, en particulier à l’égard de ceux qui souffrent le plus. L’Eglise est entrée dans une année de la Miséricorde. Elle propose à tous d’approcher la miséricorde de Dieu, c’est-à-dire de venir goûter l’amour et la tendresse de Dieu qui guérit et pardonne. La tradition catéchétique invite aussi à pratiquer des œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. « Redécouvrons les œuvres de miséricorde corporelle : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts » (Pape Fançois, Misericordiae Vultus n°15). Le temps de Noël est le temps favorable pour vivre ces œuvres de miséricorde et sortir de l’indifférence.
Bon et joyeux Noël à tous.


Monseigneur Yves Le Saux
Evêque du Mans


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