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Plus de 370 personnes pour comprendre la crise avec Gaël Giraud à l’Oiselière

La finance au service d’une économie humaine.

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Il fallait arriver en avance à l’Oiselière, rue d’Isaac au Mans le vendredi 7 décembre 2012 si l’on voulait profiter d’une chaise pour écouter le célèbre économiste Gaël Giraud, jésuite chercher au CNRS qui avait était invité par un collectif d’associations chrétiennes et s’adressait à toute personne désireuse de comprendre l’origine de la situation économique du monde actuel et d’explorer les pistes qui peuvent nous aider à sortir du marasme, et construire un avenir qui réponde aux exigences du bien commun et à la quête d’espérance et de solidarité des nouvelles générations.
Gaël Giraud a défendu que « la réduction des inégalités est la condition d’une nouvelle prospérité moins énergivore et moins budgétivore. »

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Au cours de cette conférence, il a effectué un inventaire sans complaisance et même assez inquiétant de la situation actuelle, dénonçant la responsabilité du système bancaire dans les dérives des dernières années et la crise qui en a découlé. Il a aussi pointé la faiblesse des politiques face aux pressions des banques et montré que toujours plus d’austérité était une impasse. Gaël Giraud a notamment expliqué que « lorsque des millions de ménages américains se sont trouvés dans l’impossibilité de rembourser les prêts contractés pour l’achat de leur maison, ils ont entraîné dans leur faillite certaines des plus grandes banques américaines. Le développement incontrôlé des produits financiers (dits produits dérivés), l’insuffisante régulation des marchés ont alors propagé une crise sans précédent dans toute l’Europe dont plusieurs pays sont donc les victimes des spéculateurs ».

« Nous pouvons nous en sortir »

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Selon Gaël Giraud, « il est urgent de réagir, car l’austérité et la déflation pourraient mettre en danger nos démocraties. On le voit par l’arrivée des partis ouvertement extrémistes au parlement dans un pays comme la Grèce ».

Aux nombreuses questions qui lui demandaient son point de vue sur une possible sortie de crise, il a répondu que la « transition écologique » avec ses deux grands chantiers, la rénovation thermique et la mobilité lui semblait la chance à saisir pour sortir de la crise. Problème : les besoins en financement sont considérables et ne pourront être obtenus que par une pression de la société civile :

" Nous pouvons nous en sortirà la condition que nos dirigeants parviennent à résister aux pressions du monde bancaire et à prendre des décisions courageuses en osant par exemple investir massivement dans la transition écologique pour sortir d’une économie dont le développement s’est longtemps appuyé sur des énergies fossiles de plus en plus coûteuses et dangereuses pour notre planète : rénovation de l’habitat, éco-mobilité, révolution dans nos modesde production industriels et agricoles. Nos industriels ont la capacité de le faire. Certes, les rendements à court terme n’atteindront pas ceux des bulles financières (avant qu’elles n’éclatent) mais cela constituerait une gigantesque source d’emplois non délocalisables. C’est à nous, les citoyens, de faire pression sur nos gouvernants pour les
pousser vers la construction d’une société plus sobre et plus solidaire.
Chantier exaltant à engager de toute urgence !"

Pour aller plus loin :

Synthèse de la conférence du 7 décembre 2012 de Gaël Giraud.

« Illusion financière » de Gaël Giraud aux éditions de l’Atelier.

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