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Retour en images sur les célébrations de la Misericorde


 

« Depuis trois ans, des célébrations de la Miséricorde ont lieu dans différentes paroisses du diocèse durant une semaine de Carême. Retour sur cette expérience.
Nul doute que le temps du Carême est propice pour accueillir l’heureuse nouvelle de la Miséricorde de Dieu. En effet, durant les quarante jours qui nous permettent de nous régénérer dans la grâce de notre baptême, le Seigneur nous devance et vient visiter notre cœur souvent malade et fatigué. Lui-même se plait à venir poser son cœur sur notre misère et panser ce qui a besoin d’être guéri en chacun de nous. La Miséricorde n’est pas un carcan culpabilisant mais, au contraire, elle est la bonne nouvelle de la libération dont nos contemporains, comme nous-mêmes, ont tant besoin. Le disciple-missionnaire, tant suggéré par l’Exhortation apostolique du Pape François, est cet homme ou cette femme qui a vécu l’expérience spirituelle d’un Dieu qui est venu le visiter en le relevant de son péché, de ses aigreurs voire même de ses enfers. Ce n’est pas pour rien que l’on avance que le pardon des péchés est le cœur du message évangélique pour un monde qui est si prompt à condamner ou se condamner lui-même.
Depuis trois ans, les paroisses qui le désirent peuvent proposer des célébrations de la Miséricorde. Qu’y a-t-il de nouveau par rapport aux célébrations pénitentielles bien connues de bon nombre d’entre nous ?
Ces rassemblements vont mettre l’accent sur la louange à un Dieu qui fait miséricorde. Voilà pourquoi ils débutent par un chant festif souvent orienté vers l’œuvre créatrice de Dieu : « Gloire à Toi Seigneur qui fais merveilles dans notre histoire ». On ne vient pas tout d’abord pour demander pardon pour soi mais pour remercier le Seigneur d’être venu nous annoncer un Père de bonté, de tendresse, de pardon. La réconciliation divine ou le Salut méritent en eux-mêmes que les chrétiens sortent de chez eux en plein carême : c’est un signe fort que d’offrir une soirée en action de grâce au Dieu libérateur.
Après la liturgie de la Parole, nul doute qu’un moment marquant de ces célébrations réside dans cette longue litanie composée d’environ quatorze brèves intentions. Tournée vers la croix du Christ, l’assemblée invoque la Miséricorde de Dieu sur le monde et les situations humaines qui ont le plus besoin de la visite du Dieu bienveillant. Ainsi, chaque chrétien retrouve - ou découvre même - son ministère d’intercesseur : il présente à Dieu ses frères et sœurs en humanité et invoque sur eux le don de la Miséricorde. On perçoit cette intense prière qui monte des lèvres et du cœur du peuple de la Bonne Nouvelle.

Ce n’est qu’après cette invocation sur le monde que chacun est invité à répondre à l’appel de Dieu en choisissant l’une des démarches proposées : la célébration personnelle du sacrement du pardon, le partage autour de passages d’évangile proclamant la miséricorde, la prière silencieuse ou l’adoration eucharistique. Durant ces trente minutes, chacun s’attend et se porte dans une prière d’une rare densité. Et nombreux sont ceux qui redécouvrent le sacrement du pardon dans cette célébration où la prière des frères permet un regard joyeux et renouvelé sur un sacrement longtemps vécu, pour certains, comme une démarche douloureuse ...
La présence de l’évêque à ces célébrations souligne, s’il le fallait, l’intérêt de cette démarche et surtout l’unité du peuple de Dieu sur sa route de conversion. Il est aussi touchant de voir des prêtres venir se joindre à cette prière, n’hésitant pas à parcourir 50 kilomètres pour se mettre au service de diverses communautés le temps d’une soirée. Mais ils accomplissent ici le cœur de leur sacerdoce : la manifestation de l’amour miséricordieux de Dieu.
En fait, à la sortie de ces soirées, chacun éprouve la joie simple de se remercier pour ce cadeau partagé. Oui, qu’il est bon de célébrer ce Dieu qui s’abaisse pour relever tout homme.
 »

Père Paul Antoine Drouin, Vicaire Général

Témoignage de Notre Dame de la Couture

« La Miséricorde a un visage, la Miséricorde c’est quelqu’un, la Miséricorde c’est Jésus lui-même »

C’est ainsi que Mgr Yves Le Saux a introduit son propos pour guider la démarche personnelle de chacune et de chacun d’entre nous venus nombreux ce soir là pour vivre cette belle célébration de la Miséricorde de Dieu.

En effet, mercredi 2 avril à Notre-Dame de la Couture, plus de quatre cent cinquante personnes sont venues mettre la Parole de Dieu en pratique :

« Dieu est riche de miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ » Ep 2, 4-5

Mgr Yves Le Saux a exhorté le peuple de Dieu à invoquer la Miséricorde de Dieu sur le monde, sur nos familles et sur nous-mêmes. Et pour conclure il nous a invités à accueillir de manière personnelle cette rencontre avec le Christ.

Après la Célébration de la Miséricorde, plusieurs démarches personnelles étaient proposées :

Le pardon sacramentel, vingt cinq prêtres étaient à la disposition des personnes pour le sacrement de réconciliation.

Des groupes de partage autour de la Parole de Dieu à la sacristie et au baptistère.

Adoration du Saint-Sacrement à la chapelle de la Sainte Vierge.

En guise de conclusion, méditons ensemble un extrait de l’Exhortation Apostolique « EVANGELII GAUDIUM » du Saint-Père, qui a été cité par notre évêque Mgr Yves Le Saux.

101. Demandons au Seigneur de nous faire comprendre la loi de l’amour. Qu’il est bon de posséder cette loi ! Comme cela nous fait du bien de nous aimer les uns les autres au-delà de tout ! Oui, au-delà de tout ! A chacun de nous est adressée l’exhortation paulinienne : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien » (Rm 12, 21). Et aussi : « Ne nous lassons pas de faire le bien » (Ga 6, 9). Nous avons tous des sympathies et des antipathies, et peut-être justement en ce moment sommes-nous fâchés contre quelqu’un. Disons au moins au Seigneur : “Seigneur, je suis fâché contre celui-ci ou celle là. Je te prie pour lui et pour elle”. Prier pour la personne contre laquelle nous sommes irrités c’est un beau pas vers l’amour, et c’est un acte d’évangélisation.Faisons-le aujourd’hui ! Ne nous laissons pas voler l’idéal de l’amour fraternel !


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