Témoignage de Marc ISNARD

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Pour moi, devenir prêtre est un mystère qu’il a fallu accueillir progressivement. Un élément déclencheur fut un pèlerinage à Rome quand j’avais 15 ans, puis les JMJ de Toronto et la préparation à la confirmation. Je me suis mis à prier dans ma chambre le soir. Si je devais être prêtre, cela ne devait pas venir de moi mais de Dieu : donc « Seigneur donne-moi la force et les signes pour répondre ». Je dois remercier tous ceux qui m’ont montré la beauté de l’engagement au service du Christ, tant les prêtres âgés qui m’ont témoigné leur joie d’être prêtre malgré les difficultés que le dynamisme des jeunes prêtres ou l’engagement de nombreux laïcs et religieuses. En prépa, je me suis vraiment donné les moyens de ne pas rester seul pour discerner. Partant à Rennes faire une licence de mathématiques, j’ai participé aux week-ends organisés par le Service des vocations. Après deux ans au séminaire de Nantes, je suis allé à Paderborn pour connaître une autre vie d’Église, approfondir mon allemand et vivre la fraternité entre nos deux diocèses. De retour au Mans, Mgr Y. Le Saux m’a proposé de partir à Rome. J’ai accepté, ravi ! Même si le contenu des études y est sensiblement le même qu’ailleurs, on entre dans le concret du mystère de l’Église au cours des âges. En 2013, on peut y vivre l’universalité de l’Église tant par les grandes messes autour du pape que par les études. À l’Université grégorienne où j’étudie, plus de 115 pays sont représentés, étudiants ou professeurs. Différentes cultures s’y expriment, ouvrant sur le monde entier mais une foi commune nous unit.
J’arrive à mon ordination diaconale avec mon propre parcours de foi et ma relation personnelle avec le Christ. C’est dans cette relation intime avec lui que chacun est appelé à un ministère particulier, à un service pour l’Église universelle mais aussi pour son diocèse. L’Église fait beaucoup pour la formation des futurs prêtres. Merci à tous les donateurs qui assurent, par leurs dons et aussi par leurs prières, ces parcours de formation. Sept ou huit ans d’études ne sont pas trop longs ! Se préparer à devenir prêtre apporte beaucoup de joie et donne une grande confiance. Le Seigneur est présent, il guide chacun et, si les difficultés surgissent, il donne les moyens de faire face.
Marc Isnard


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