Témoignage de Timothée LAMBERT

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Le 24 juin 2012, Mgr Y. Le Saux m’ordonnait diacre. C’est dans l’ordre des diacres que j’ai découvert, cette année, une manière nouvelle de vivre mon baptême. Le diaconat se joue dans la fidélité au Seigneur par le service du frère : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait  ». Le ministère diaconal est modelé sur le Christ, qui veille prioritairement au plus pauvre, et vise le Christ. Au sein de l’Église, le diacre est signe sacramentel de cet appel au service de tout baptisé.
Chaque jour, j’essaye d’être diacre, de correspondre au visage du Christ-Serviteur que je suis ainsi appelé à signifier par toute ma vie. C’est le critère d’évaluation de ce que je fais. Deux repères me sont donnés : la contemplation du visage du Christ et la mission qui m’a été confiée.
Mon principal enracinement est donc ma mission au service des paroisses du doyenné de la Couronne-Ouest du Mans. Sur ces paroisses s’est joué pour moi le passage du séminaire au ministère. Au séminaire, les études étaient ma mission principale. Ce que ces études visaient à établir, il faut maintenant le mettre en pratique. Après un temps où j’ai beaucoup reçu, il m’a fallu apprendre à transmettre. C’est une attitude exigeante et passionnante. Cela demande du temps d’identifier à la fois ce qui est bon et la manière dont nous allons pouvoir le mettre en œuvre. Cette année de découverte de l’histoire et de la culture des paroisses du doyenné a été très riche. Elle passe par de nombreuses rencontres. Une grande joie du ministère diaconal est d’être témoin de l’œuvre de Dieu dans les cœurs.
La pastorale auprès des jeunes est un lieu très riche d’enjeux. Dieu est à l’œuvre dans le cœur des jeunes qui fréquentent le catéchisme et les aumôneries. Ils sont minoritaires dans leur génération. Mais cela signifie plus que jamais qu’ils ont choisi d’être là. Il nous faut vraiment avoir à cœur de leur offrir une expérience forte de rencontre du Christ mais aussi une expérience vivante de l’Église qui ne se limite pas à un enseignement sur le Christ. Ainsi, j’ai été enthousiasmé par les projets diocésains : camp vélo, Cap Espérance et Festi jeunes pour ne citer que ceux-là. Il est important d’appuyer ces projets pour lesquels sont déployés énergie et compétence et qui marquent la vie chrétienne des jeunes.
La célébration des baptêmes, des mariages et des funérailles sont autant de moments de rencontre avec des personnes parfois plus éloignées de l’Église et du Christ. Je trouve très touchante la confiance qui m’est accordée par ces personnes qui se tournent vers nous à des moments important de leur vie. Ils me font percevoir quelque chose de l’Église. Ce n’est pas moi qu’ils viennent d’abord rencontrer mais l’Église, la communauté chrétienne. C’est une responsabilité que je découvre : pour beaucoup de personnes, mon attitude et mes paroles resteront pour longtemps le visage qu’ils auront de l’Église. C’est là qu’apparaît l’importance d’être pour le monde « visage du Christ ».
Durant cette année, ma participation au service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle m’a introduit aux questions actuelles de la pastorale du diocèse. En ces domaines, la réflexion est stimulante.
Pour tout cela je ne suis pas seul. La vie fraternelle avec mon curé – le père Benoît Pierre –, l’amitié avec les paroissiens, les diacres et prêtres du diocèse et les temps de formation au séminaire ont participé de l’équilibre de cette année. Mon père spirituel m’aide patiemment à construire ma vie en paroisse sans oublier de garder au Christ la première place.
Timothée Lambert


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