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Un millier de personnes aux portes ouvertes du séminaire interdicoésain Saint Jean


 

D’ordinaire, les travées du séminaire de Nantes sont silencieuses. Mais samedi dernier, une foule dense a investi les couloirs de ce vaste édifice de pierre. Pas moins d’un millier de visiteurs sont venus découvrir la vie quotidienne des séminaristes lors d’une journée portes ouvertes.

Parmi les 37 candidats au sacerdoce, Hervé Godin, en deuxième année, se prête de bonne grâce à la visite guidée. « Le mot séminaire veut dire germoir de petites graines pour faire pousser de belles plantes », explique-t-il à un groupe de curieux. Auparavant, ce jeune homme de 28 ans enseignait l’histoire-géographie. « J’ai pensé à devenir prêtre bien plus jeune, dès ma confirmation, confie-t-il. Mais j’ai voulu prendre le temps du discernement et de vivre ma vie professionnelle. J’ai adoré mon métier d’enseignant. »

Depuis, sa vie a radicalement changé. « Avant, je menais une petite vie de célibataire bien tranquille, raconte-t-il sans nostalgie. Mais j’ai répondu à un appel. Notre bonheur et notre joie intérieure sont un bon moyen de vérifier si l’on est à la bonne place. »

Salle de communauté, salles de classe, chapelle, évoquent la vie quotidienne des séminaristes, rythmée par la prière, les cours, le travail personnel, la messe. « Mais on peut aussi sortir pour boire un verre ou aller au cinéma », tient à préciser Jean-Baptiste Siboulet, en 2e année au séminaire. Ravi de croiser autant d’enfants, de jeunes et de familles dans ce qui est devenu sa « bulle », ce jeune homme de 24 ans, membre de la communauté de l’Emmanuel, souhaite aussi faire tomber quelques préjugés. « Le séminaire est un endroit où l’on rit beaucoup. »

Christian, visiteur venu « soutenir les séminaristes », découvre ainsi « un lieu de vie confortable, spacieux et même enviable ». Maïlys et Baptiste, jeunes parents nantais, sont quant à eux venus retrouver des amis récemment entrés au séminaire. « L’un d’eux était notre témoin de mariage », confie la jeune femme. « Notre fils de 2 ans visite peut-être ses futurs locaux », plaisante le jeune père en le prenant dans ses bras.

Pour le P. Luc Meyer, supérieur du séminaire, « l’objectif de cette journée n’est pas d’abord de recruter. Mais de permettre de découvrir le séminaire de l’intérieur. » Pourtant, Pierre et Marie-Christine, parents de quatre enfants, ont souhaité faire découvrir le site à leur fils Thomas, 14 ans. « C’est un endroit accueillant, constate Pierre. Notre fils entre en seconde et c’est important qu’il sache que le séminaire peut faire partie de ses choix de vie. On ne veut pas lui mettre la pression, mais s’il se sent appelé, nous serons prêts à accueillir cette vocation. »

Même démarche pour Louis-René, du diocèse d’Angers (Maine-et-Loire), qui accompagne l’un de ses quatre fils, Paul-Henri, 18 ans. « J’aime l’ambiance qui règne dans ces lieux et entre les séminaristes », confie le lycéen en visitant la chapelle récemment rénovée. Il reconnaît se poser la question du ministère. « On ne choisit pas de devenir prêtre. On est appelé, souffle-t-il. Mais c’est sans doute le plus beau métier du monde… »

Florence Pagneux, à Nantes

Source : Journal La Croix du 7 mai


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