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Mercredi 28 juin
Journée Diocésaine des servant(e)s d’Autel et servantes d’assemblée (Abbaye Saint-Pierre et Abbaye Sainte-Cécile de Solesmes.)
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Vidéos de la première journée des Journées Essentiel’ Mans

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L’événement des Journées Essentiel’ Mans débute ce vendredi 18 octobre 2013, dès 8h30,
alors que de nombreux bénévoles s’affairent dans une atmosphère où le sérieux se mêle à la fête.
Les pièces musicales interprétées par Julien Brocal accueillent les très nombreux intervenants, participants et médias dans l’auditorium du Palais des Congrès du Mans.
Mgr Y. Le Saux, évêque du Mans, situe d’emblée le colloque en lien avec le Concile Vatican II et le synode romain sur la nouvelle évangélisation, dans la perspective d’un « dialogue sur ce qui est essentiel pour vivre…pour réveiller dans le cœur de l’homme l’aspiration à la transcendance…sachant que, pour nous chrétiens, la réponse à cette aspiration n’est pas un discours, ou des concepts, mais une personne et un événement ».

Alfred Grosser, professeur émérite des Universités à l’Institut d’Études Politiques de Paris, évoquant la difficulté de croire, a repris les propos de Jean Paul II aux JMJ de l’an 2000 « si quelqu’un a la réponse à toutes les questions, c’est que Dieu n’est pas avec lui ». Il a souligné l’importance de se laisser interroger, de la mise en garde contre tous les fondamentalismes et d’une relecture des textes de Vatican II avec ce regard de vigilance. Si les chrétiens relient la morale à sa source, le Christ, il faut aussi qu’ils acceptent que d’autres ne s’y réfèrent pas tout en affirmant également avoir une morale.

Mgr Fisichella, constatant que nombreux sont ceux qui cherchent, nous invite à mettre notre vie sous la lumière du Christ et à faire partager la joie de la rencontre avec le Christ. Annoncer Jésus Christ, l’unique Sauveur du monde, apparaît plus complexe aujourd’hui, mais la mission n’a pas changé. Il faut garder l’enthousiasme des premiers apôtres et intégrer tout ce qu’il y a de bon dans la modernité pour retrouver un élan missionnaire. Reprenant un propos du pape François, il rappelle que « la présence de l’Eglise dans le monde, c’est témoigner de l’amour miséricordieux du Christ ». Posant la question de la connaissance de la nouvelle culture, il évoque les outils de la communication, à la fois instruments et contenu de cette nouvelle culture pour aujourd’hui et demain. L’Eglise doit rejoindre l’homme là où il se trouve. Elle se doit d’être très attentive à l’internet et à son langage particulier qui modifie le langage traditionnel et crée de nouveaux comportements. Mais la rencontre personnelle demeure irremplaçable.

Lors de la 1ère table ronde : Comment proposer la foi dans une société sécularisée ?
Odon Vallet a insisté sur l’importance des nouvelles technologies qui bouleversent nos mentalités et a donné quelques exemples où ces technologies avaient été au service d’une nécessaire transparence. Haïm Korsia s’est alors demandé s’il était nécessaire de céder à cette pression pour la transparence. Il a reconnu que les religions ont eu la tentation d’imposer la foi par force. Il a reconnu que s’il est important de s’inquiéter pour ceux qui sont loin, il convient de ne pas oublier ceux qui sont proches, citant Isaïe chapitre 54 « Paix, Paix, Shalom, pour celui qui est loin et pour celui qui est proche ». Il nous invite à retrouver la cohérence de notre humanité, en partageant avec les autres et surtout à ne pas segmenter l’humanité. C’est ce qui nous relie tous par transitivité. Le Cardinal Scola a précisé que les initiatives qui méritent d’être développées sont celles qui manifestent que vivre avec Jésus, dans la communauté chrétienne, humanise tout ce qui nous touche, nos affections, le travail et les temps de repos. Rachid Benzine a remarqué que l’Eglise avait tendance à être aujourd’hui moins présente dans les quartiers populaires. La nouvelle génération des chrétiens se mobilisant d’avantage sur l’émotionnel que sur l’intellectuel, il est important de préserver les rapports de proximité. Il faut s’interroger sur ce que nous proposons dans l’espace public car cette proposition peut être un danger pour le vivre-ensemble si elle n’est pas bien exprimée et bien comprise. Chrétiens et musulmans, nous avons quelque chose à nous dire.

Lors de la 2nde table ronde  : 50 ans après le concile, en Occident, à quel homme nous adressons-nous ?
Nathalie Becquart est revenue sur le fait que les jeunes ont grandi dans une société qui leur présente un avenir imprévisible, incertain, qui peut faire peur et qui peut parfois expliquer leur manque de confiance. A contrario, leur cercle de confiance se tisse alors avec les proches, de manière horizontale. Les jeunes sont des individus pluriels qui fonctionnent à l’affect. Elle a souligné la tyrannie des « pairs » opposées à celle des « pères ». Antoine Sfeir a modéré ce constat en précisant que tous les jeunes n’étaient pas dans la même situation de modernité et d’accès à la culture. D’ailleurs, dans ce monde hyper connecté, on ne se connaît pas. Nous nous adressons à l’homme qui est à la fois universel et singulier, un homme très complexe, et à la communauté des croyants, d’Orient et d’Occident. Cynthia Fleury oppose la fragmentation typique des jeunes, c’est-à-dire une tendance à l’individualisme et leur capacité à construire « la carte des alliés » composée de rencontres virtuelles mais aussi de vraies rencontres. Les jeunes naviguent dans cette mouvance. Chez eux, l’identification ne fait pas forcément adhésion. Etre tous ensemble ne signifie pas uniformité. Frère Samuel a souligné la différence de regard sur l’homme et le travail comparant le ressenti anglo-saxon face au « pathos » français. En Angleterre, l’homme est remplaçable du jour au lendemain, cela fait partie de la vie de l’entreprise. Le système économique n’est pas humain, il n’est pas au service de l’égalité. L’économie mondiale libérale ne favorise pas l’humanisant. Si on n’arrive pas à créer une complicité entre les travailleurs, cela se transforme en agressivité. S’il n’y a pas de complicité, il y a violence, cela suppose une communauté en construction, sur la base d’un métier partagé, mais cela demande une volonté de bienveillance. C’est un des enjeux humains dans l’entreprise.

Le Cardinal Scola, invité comme grand témoin, était interviewé par Franz-Oliver Giesbert, rédacteur en chef du magazine Le Point.
De la question du « franciscanisme » du nouveau pontificat du pape François à la finitude de l’homme moderne, de la questions du choc des civilisations à l’expression du « métissage des civilisations », du rapprochement des civilisations à l’avenir des religions, le cardinal Scola a répondu en toute liberté et avec beaucoup de finesse à son interlocuteur.


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